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L’ensemencement : une étape clé pour une parfaite intégration de l’échangeur dans son environnement

Lors de la création d’un aménagement autoroutier, les talus, fossés et autres surlargeurs, sont souvent déjà recouverts d’un tapis herbeux accueillant de nouvelles plantations. Hervé Mineau, Ecologue et Maître d’œuvre des aménagements paysagers sur l’échangeur d’Agen Ouest nous présente cette étape clé dite d’ensemencement (action de répandre des semences, graines) !

 

Des enjeux techniques (1), paysagers (2) et écologiques (3)

Réalisé à la suite des terrassements, l’ensemencement répond à 3 objectifs principaux :

  1. stabiliser au plus vite les terres nouvellement remaniées ;
  2. constituer la première palette de verdure, en attendant les plantations d’arbres et d’arbustes ;
  3. participer à la reconstitution des milieux perturbés par les travaux. Sur le nouvel échangeur d’Agen Ouest, un autre objectif lié au contexte spécifique du lieu s’ajoute : installer rapidement le tapis herbeux pour limiter la venue d’espèces envahissantes, plus particulièrement des chardons.

 

Recomposer les milieux avec des espèces floristiques locales !

Les espèces de graines sont choisies « en demandant conseil à la nature” nous explique Hervé Mineau, c’est-à-dire, « en observant la composition floristique locale et en analysant des milieux similaires à ceux à recréer autour de l’aménagement ».

Sur l’échangeur d’Agen Ouest, il s’agit de prairies pérennes et l’ensemencement s’appuie sur des mélanges constitués d’une dizaine d’espèces présentes dans la flore locale comme par exemple :

  • pour les graminées¹ : le ray-grass anglais, les fétuques ou encore le dactyle ;
  • pour les dicotylédones² : le lotier, les trèfles, la marguerite, ou encore la petite pimprenelle.

Une grande partie des espèces sélectionnées sont mellifères : elles sécrètent du nectar et attirent les insectes pollinisateurs.

¹ Plante herbacée à fleurs de la famille Poaceae, à tige creuse, monocotylédone (soit une feuille primordiale).
² Plante dont la graine contient un embryon à deux cotylédons (soit deux feuilles primordiales).

Et concrètement, comment se déroule l’ensemencement ?

L’ensemencement est effectué à l’aide d’un hydrosemoir qui projette, jusqu’à plusieurs dizaines de mètres, un mélange hydraulique respectueux de l’environnement et constitué de l’engrais organique et des semences, ainsi que d’un fixateur visant à les retenir à la surface des talus, le temps qu’elles germent et que les herbes s’installent.

Pour réussir les semis, il est important de respecter le cycle des saisons propices à la végétation. Sur l’échangeur d’Agen Ouest, l’ensemencement pourrait débuter à la fin de l’hiver (février/mars 2022) ; il se prolongera selon l’avancement des terrassements, au printemps, voire à l’automne suivants selon l’achèvement des dernières finitions.

Quelques mois plus tard, les herbes prendront place et les arbres et arbustes seront plantés. Le maillage de haies et de bosquets permettra l’insertion de ce nouvel échangeur dans les paysages et les milieux environnants.

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Crédits photos : Hervé Mineau – réseau VINCI Autoroutes